Un tramway accessible

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Permettre à tous d’accéder au tramway est au cœur du nouveau projet d’extension, en conformité avec la loi et le cadre de la politique d’accessibilité à la ville et à ses infrastructures.

Qu’est-ce que l’accessibilité ?

Aujourd’hui, « accéder à la ville » c’est :

  • Pouvoir se déplacer physiquement dans la ville, dans les espaces d’échanges ;
  • Être en mesure d’accéder à l’information et de la comprendre.

Le projet du tramway s’engage à répondre à ces deux aspects de l’accessibilité.

Favoriser la circulation de tous, dont celle des personnes à mobilité réduite (PMR), entre la ville et les espaces de transport et aussi d’un mode de transport à l’autre passe par :

  • La prise en compte de l’éclairage et de l’acoustique ;
  • Les aménagements aux sols ;
  • Le choix du mobilier et des équipements ;
  • Le système d’information et la signalétique.

Qui sont les publics concernés ?

Les publics concernés sont les personnes en situation de handicap, tels que :

  • Les usagers en fauteuil roulant (UFR) ;
  • Les non-voyants et mal-voyants ;
  • Les non-entendants et mal-entendants ;
  • Les personnes en situation de handicap mental ou psychique.

Mais l’accessibilité ne s’adresse pas qu’à ces publics. Certaines situations de la vie confrontent les utilisateurs aux mêmes difficultés, comme :

  • Les enfants et les personnes âgées, qui sont des publics « sensibles » ;
  • Les personnes en période temporaire de handicap (jambe cassée, cheville foulée…) ;
  • Les femmes enceintes ;
  • Les personnes transportant des bagages lourds et les personnes avec enfants (y compris enfants en poussette).

Plus de 30 % de la population est concernée par des problèmes d’accessibilité. C’est pourquoi l’accessibilité est au cœur du projet de prolongement du T3b.

L’accès aux rames du tramway

Les aménagements des rames du T3 ont été pensés pour parer à toutes les difficultés d’accès.

  • Un plancher bas intégral permettant l’accessibilité de plain-pied depuis les quais des stations, notamment grâce à la présence de bandes fusibles qui réduisent l’espace entre le quai et le train ;
  • 6 portes doubles de 1,30 m plus larges et plus accessibles et 2 portes simples (0,80 m) localisées aux extrémités de la rame ;
  • Des rames d’une longueur de 44 m et une largeur de 2,65 m qui permettent une grande accessibilité et circulation à l’intérieure de la rame, ainsi qu’une grande capacité d’accueil : 300 voyageurs/rame dont 75 places assises ;
  • Des emplacements privilégiés pour les usagers de fauteuil roulant (UFR) ;
  • Des indications sonores et visuelles pour annoncer les arrêts, les perturbations de trafic et les difficultés particulières.

Le décret 2006-138 du 09-02-2006 relatif à  l’accessibilité du matériel roulant affecté aux services de transport public terrestre de voyageurs précise que le matériel roulant doit satisfaire à l’obligation suivante : « au moins une porte par véhicule ou par rame permet le passage d’un fauteuil roulant ».

L’accès aux quais des stations 

Accéder au tramway c’est déjà accéder au quai et pouvoir s’y déplacer sans danger quel que soit le handicap. C’est dans ce sens que les quais des stations du tramway T3 ont été aménagés, avec :

  • Une pente de 5 % maximum des rampes d’accès. Toutes les stations seront accessibles aux personnes à mobilité réduite des deux côtés ;
  • La mise en place de bandes d’éveil de vigilance podotactiles au bord des quais ;
  • Des quais de 4 m de largeur moyenne ;
  • L’absence de tout obstacle qui pourrait gêner le cheminement ;
  • L’amélioration de la qualité de l’éclairage et de la lisibilité de la signalétique ;
  • L’équipement des vitres du fond des quais d’une bande de repérage pour les personnes mal-voyantes.

Au-delà de l’accessibilité au quai en lui-même, l’information diffusée a été pensée pour s’adapter aux voyageurs, avec :

  • Le positionnement à une hauteur adaptée des informations, de manière à être lisible par tous les usagers ;
  • Des annonces visuelles sur les quais des temps d’attente des prochains tramways accessibles aux personnes mal voyantes (système existant sur les prolongements des lignes T1, T2, T3b, T5 et T7).

Le dispositif sonore et lumineux

L’amélioration de l’accessibilité au tramway passe notamment par la sécurisation des traversées au niveau des passages piétons pour accéder aux quais et des voies, pour aller d’un quai à l’autre. Pour garantir la sécurité de tous les publics, toutes les traversées associent les indications visuelles des signaux bicolores classiques et la sonorisation.

Deux types de feux de signalisation piétons sont mis en place :

  • Des signaux bicolores destinés aux piétons par rapport à la circulation des voitures ;
  • Des « STOP » clignotants, signaux d’arrêt destiné aux piétons par rapport à la circulation des tramways.

Les bandes podotactiles 

Les personnes non ou mal-voyantes doivent disposer d’indications tactiles leur permettant de percevoir un danger ou un obstacle. Les bandes podotactiles permettent d’éveiller leur vigilance par un marquage à protubérances. Sur le parcours du prolongement du T3, ces bandes permettent de signaler les différentes zones de risques : traversée piétonne, piste cyclable, îlot refuge…

On met en place des bandes d’éveil de vigilance podotactiles :

  • Pour les accès aux stations ;
  • Au niveau de toutes les traversées piétonnes (traversées des chaussées, des pistes cyclables et de la plateforme du tramway) ;
  • Au niveau de toutes les trémies d’entrées et de sorties du métro.

Le long des pistes cyclables, la bande podotactile permet :

  • la suppression du ressaut de 2 cm avec le trottoir,
  • une séparation entre piste cyclable et trottoir.

Le revêtement au sol participe à l’amélioration de l’accessibilité aux personnes mal et non-voyantes. Le long des pistes cyclables, le revêtement au sol est rainuré pour indiquer tactilement la présence, à proximité, d’une piste cyclable.

Autre innovation : le contraste. Un revêtement au sol de couleur sombre en basalte alterne avec un revêtement blanc. Ce contraste entre les deux surfaces améliore la perception du danger par les personnes mal-voyantes.

L’accessibilité du mobilier urbain

Installé tout au long du parcours, le mobilier urbain prend également en compte la problématique de l’accessibilité.

Conçues par le designer Patrick Jouin, les nouvelles sanisettes, accessibles aux personnes à mobilité réduite, sont installées depuis mars 2009. Elles viennent peu à peu remplacer l’ancien parc de 400 sanisettes actuellement en fonction dans Paris.

Concernant les grilles d’arbres, le mobilier urbain est conçu avec des trous et des fentes d’un diamètre inférieur à 2 cm pour éviter les incidents lors du passage des personnes à mobilité réduite.

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